crédit photo: Géo
Je souhaite partager avec vous une fable tiré du livre d'Alain Gras " Fragilité de la puissance, se libérer de l'emprise technologique" paru chez Fayard en 2003.
"Dans une petit village côtier Mexicain, un Américain avise un pêcheur en train de faire la sieste et lui demande:
- Pourquoi ne restez-vous pas en mer plus longtemps?
Le Mexicain répond que sa pêche quotidienne suffit à subvenir aux besoins de sa famille.
L'Américain demande alors:
- Que faites-vous le reste du temps?
- Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme, le soir je vais voir mes amis. Nous buvons du vin et nous jouons de la guitare. J'ai une vie bien remplie.
L'Américain l'interrompt:
- Suivez mon conseil: commencez par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices, vous achèterez un gros bateau, vous ouvrirez votre propre usine. Vous quitterez votre village pour Mexico, puis New York, d'où vous dirigerez toutes vos affaires.
- Et après? interroge le Mexicain.
- Après, dit l'Américain, vous introduirez votre société en bourse et vous gagnerez des millions.
- Des millions! Mais après? réplique le pêcheur.
- Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme, passer vos soirée à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. "
Dans mon travail de coach, je rencontre de plus en plus de personnes conscientes de se faire manipuler par la pub et les médias, par des entreprises qui veulent des employés toujours plus rentables au détriment de leur considération. Ces personnes me disent être préoccupées de vouloir revenir à l'essentiel et de se reconnecter avec leur fort intérieur.
Cette fable du pêcheur me semble bien illustrer l'illusion qui est présentée comme modèle de réussite au détriment de l'essentiel. Je me réjouis de constater que nous sommes de plus en plus nombreux à en prendre conscience et à réagir. Et vous?
Salut Olivier
Bien sur que nous sommes manipulés, je sais de quoi je parle depuis le boycott que mon dernier livre a subi pour ne pas avoir été politiquement correct et avoir été trop "caustique" sur les gens qui nous dirigent lors de l'émission "les grandes gueules"... J'ai rencontré au salon du livre de Toulouse un grand reporter ex correspondant de guerre qui était à Phnom-Penh lorsque les Khmers rouges ont pris la ville et qui a passé deux mois dans les mains du KGB a la prison Lefortovo à Moscou et j'en aurais de belles à te raconter...
Amitiés
philippe
Rédigé par : Philippe DAVID | 09 novembre 2009 à 17:22
Superbe fable à méditer. Merci
Rédigé par : Renaud | 09 novembre 2009 à 17:24
Sur ce blog, il a bien souvent de belles matières à réflexion, dommage qu'il n'y ait pas plus de commentaires et aussi de nouveaux billets : )
Merci pour ces occasions de nous interroger sur cette foutue société de consommation et sa spirale infernale ...
Rédigé par : Garg' | 13 novembre 2009 à 18:00